La filière administrative est un pilier indispensable des différentes directions de notre ministère (DAP / DSJ / PJJ / SG).
Chaque jour, les personnels administratifs assurent la continuité du service public, souvent dans l’ombre, toujours avec professionnalisme. Pourtant, derrière les discours de reconnaissance, la réalité vécue par les agents est tout autre : un isolement persistant, devenu inacceptable.
Aujourd’hui, les perspectives d’évolution restent trop limitées au regard des missions exercées. Les dispositifs d’avancement, pourtant présentés comme structurants, ne répondent pas aux attentes. Les critères manquent de lisibilité, les parcours professionnels sont freinés et ne prennent pas en compte les expériences professionnelles passées (pourtant souvent utilisées dans leur travail quotidien).
La reconnaissance statutaire comme indemnitaire ne reflète ni l’engagement ni les responsabilités assumées.
Cette situation ne peut plus durer.
Sur le terrain, les agents font face à des contraintes métiers spécifiques et sont malgré tout encore largement sous-estimées. Ils développent des compétences pointues, notamment dans la maîtrise des logiciels nécessaires à l’accomplissement de leur travail, souvent sans formation adaptée ni reconnaissance formelle de leur adaptabilité permanente et contraintes directionnelles.
Cette réalité doit être prise en compte.
La valorisation des compétences ne peut plus être une promesse :
elle doit devenir un droit effectif.
De même, les conditions de travail, notamment à travers la modernisation des logiciels métiers, doivent enfin être améliorées. Il est fait état de l’utilisation de l’IA au sein de notre Administration mais les applications utilisées actuellement ne sont même pas en mesure de communiquer entre elles nécessitant des doubles, parfois des triples saisies de la même information.
Le fonctionnement des établissements repose sur l’engagement de tous : administratifs, techniques, personnels de surveillance et d’insertion, direction. Pourtant, la logique de cloisonnement persiste et affaiblit l’action collective.
Il est temps de reconnaître pleinement la place des personnels administratifs et de construire une approche réellement transversale, au service de l’efficacité et du respect de chacun.
Les personnels administratifs ne veulent plus être les « oubliés ». Ils revendiquent leur place dans les dynamiques collectives, avec des modalités adaptées à leurs missions.
Une mobilisation qui exclut ou invisibilise une partie des agents n’est ni juste, ni efficace. L’inclusion de toutes les filières est une condition essentielle de la cohésion et de la légitimité des actions menées.
Enfin, il est urgent de rétablir un dialogue fondé sur la réalité du terrain. Les personnels attendent une communication claire, honnête, et surtout suivie d’actes. Écouter ne suffit plus : il faut agir.
Les personnels administratifs exigent aujourd’hui des réponses concrètes : une véritable reconnaissance de leurs missions, des perspectives de carrière claires et équitables, une valorisation réelle de leurs compétences, et une place pleinement reconnue dans les dynamiques collectives.
Ces revendications sont légitimes.
Elles sont partagées.
Elles doivent être entendues.
Le temps des constats est passé. Place aux actes !
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