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27 mars 2026

Situation préoccupante de la Maison d’arrêt de Nice et enjeux structurels du parc pénitentiaire

 

 Monsieur le Garde des Sceaux,

Une délégation régionale de la CFDT Pénitentiaire PACA s’est rendue à la Maison d’arrêt de Nice le 24 mars 2026 afin d’y évaluer les conditions de travail des personnels ainsi que l’état général des infrastructures.

À l’issue de cette visite, il apparaît que cet établissement connaît aujourd’hui un niveau de vétusté particulièrement avancé, suscitant de vives préoccupations quant aux conditions d’exercice des missions confiées aux agents ainsi qu’au maintien de conditions de détention satisfaisantes.

Plusieurs dysfonctionnements majeurs ont pu être constatés. La présence récurrente de nuisibles (rats, punaises de lit, cafards) affecte directement la salubrité des locaux. Par ailleurs, certaines installations de sécurité présentent des signes d’usure ou de dégradation significatifs, notamment des grillages endommagés ou des dispositifs de protection antiprojections hors service depuis une période prolongée.

L’état des réseaux techniques appelle également une vigilance particulière. Des ruptures de canalisations, des infiltrations d’eau et, dans certaines zones, des dégradations structurelles telles que des effondrements partiels de plafonds témoignent d’un besoin important d’intervention et de remise à niveau. L’incendie récemment survenu dans les espaces de cuisine et de cantine a contribué à fragiliser davantage un équilibre déjà précaire.

Dans ce contexte exigeant, il convient de souligner l’engagement constant et le sens du service public dont font preuve les personnels de la Maison d’arrêt de Nice. Malgré des contraintes matérielles importantes, ils continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et dévouement.

Notre organisation syndicale tient également à reconnaître que des efforts importants ont été engagés ces dernières années pour moderniser le parc pénitentiaire. Certains établissements plus récents ou ayant bénéficié de programmes de rénovation disposent aujourd’hui d’infrastructures adaptées et de moyens permettant aux personnels d’exercer leurs missions dans des conditions satisfaisantes.

 

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27 mars 2026

Problématique des tableaux d’avancement / critères retenus

 Monsieur le Directeur Général,

Les publications récentes des tableaux d’avancement des personnels suscitent de vives incompréhensions parmi de nombreux agents que nous représentons. Cette problématique concerne l’ensemble des tableaux d’avancement pour lesquels des critères d’appréciation, insuffisamment objectivables ou mesurables, semblent désormais déterminants dans les décisions retenues.

En effet, plusieurs d’entre eux, remplissant manifestement des critères objectifs traditionnellement reconnus — ancienneté significative dans le grade, évaluations professionnelles favorables, engagement constant dans leurs missions, prise de responsabilités — ont été écartés sans qu’aucune explication claire ne leur soit apportée. À l’inverse, certaines inscriptions interrogent fortement au regard de ces mêmes éléments. Cette situation alimente le sentiment grandissant que les décisions d’avancement reposeraient désormais sur des appréciations insuffisamment transparentes, difficilement compréhensibles et encore moins contestables pour les agents concernés.

Une parfaite visibilité sur ces processus nous semble indispensable dans l’équité des déroulements de carrière et dans la reconnaissance de la valeur professionnelle. En l’absence de critères explicites, les représentants du personnel ne sont pas en mesure d’apporter aux agents les éclairages attendus, ce qui nuit à la compréhension globale des décisions de carrière et, par extension, à la qualité du dialogue social.

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13 mars 2026

LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS OU LES INDIGENTS DE L’ADMINISTRATION


Salaires nivelés vers le bas, revalorisations quadriennales supprimées, GIPA envolée, absence de reconnaissance des missions…
Pendant ce temps la charge de travail, elle, ne cesse d’augmenter  STOP !
Adjoints administratifs, secrétaires administratifs, attachés d’administration de l’Etat, agents contractuels :
Les personnels administratifs assurent chaque jour le fonctionnement des services.
Sans elles, sans eux, la machine administrative s’arrête.
Pourtant le compte n’y est pas.
Le plan de requalification de C en B en est une illustration préoccupante :
Une liste de postes publiée alors même que l’administration savait pertinnement que tous ne seraient pas requalifiés !
Pourquoi entretenir de faux espoirs auprès de nos collègues ?
Pourquoi annoncer ce que l’on sait ne pas pouvoir tenir ?
Les personnels administratifs méritent mieux que des effets d’annonce.

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13 mars 2026

Congrès CFDT Interco Pénitentiaire : Eric FALEYEUX élu Secrétaire Général

Le Conseil syndical national

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13 mars 2026

UN PLAN MARSCHALL POUR L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE

 

Les derniers événements qui ont conduit à l’évasion d’un détenu au Centre pénitentiaire de Villepinte, impliquant l’utilisation de faux documents judiciaires et de faux policiers, soulèvent de graves interrogations.

Il y a quelques jours déjà, c’était un CPIP qui était placé en garde à vue pour ne pas avoir vérifié l’authenticité de documents dans le cadre d’une procédure. Aujourd’hui, ce sont désormais des personnels pénitentiaires qui se retrouvent une nouvelle fois exposés, après qu’une évasion ait  été rendue possible par l’utilisation de faux documents judiciaires et de faux policiers.

Cette situation préoccupante soulève la problématique des moyens permettant l’authentification des documents.

Dans les services pénitentiaires d’insertion et de probation comme dans les établissements, les agents doivent traiter un volume considérable de dossiers, souvent dans l’urgence, avec des effectifs insuffisants et sans outils fiables permettant de vérifier systématiquement l’authenticité des documents judiciaires transmis.

Comment exiger alors une vérification parfaite lorsque :

  • Les services sont surchargés de dossiers,
  • Les effectifs sont insuffisants,
  • Les agents ne disposent pas d’outils de vérification sécurisés permettant d’authentifier immédiatement les documents judiciaires ou administratifs ?

Nous espérons que la mise en responsabilité individuelle d’un agent ne sera pas la solution choisie par l’institution pour masquer les véritables problèmes structurels que sont :

  • Les sous-effectifs chroniques,
  • La surcharge de travail,
  • Le manque d’outils de contrôle fiables,

 

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02 mars 2026

REFORME : QUAND L’AFFICHAGE NE SUFFIT PAS !

                       

Au vu des récentes publications syndicales se félicitant de « résultats excellents » dans les diffusions des TA du corps de commandement, … »  Chacun pourra apprécier l’enthousiasme affiché. Peut-être, en effet, certains chiffres permettent-ils de revendiquer une satisfaction !

Mais au-delà des formules et des effets d’annonce, la réalité vécue par certains.es sur le terrain est toute autre !

Car ces « excellents résultats » ont aussi une conséquence bien concrète : un certain nombre d’officiers dits historiques sont restés sur le carreau, au profit d’officiers récemment promus. Derrière les statistiques flatteuses se cachent des parcours écartés, des expériences mises de côté et un profond sentiment d’injustice.

Si être « ravi des réformes » signifie accepter qu’elles aient généré disparités et frustrations, alors il est légitime de s’interroger sur le sens même de cette satisfaction affichée.

Une réforme ne peut être considérée comme pleinement réussie lorsqu’elle divise, fragilise des parcours établis et laisse s’installer un sentiment d’iniquité. L’excellence ne se mesure pas seulement en chiffres, mais aussi en équité, en reconnaissance de l’engagement et en cohésion.

Certes, au 1er janvier 2027, 100 % des capitaines de classe normale accéderont à la grille définitive de capitaine de catégorie A.

L’objectif affiché est clair. L’ambition est affirmée. Et sur le principe, une revalorisation collective ne peut qu’être saluée.

Mais une réforme ne se résume pas à une échéance commune ni à un pourcentage annoncé.

Car derrière ce « 100 % » se trouvent des parcours bien réels, et parfois très contrastés. Certains officiers ont vu leur carrière évoluer rapidement, bénéficiant d’avancements successifs. D’autres, en revanche, sont restés plusieurs années sans progression significative, avec le sentiment d’un mérite peu reconnu et d’un engagement insuffisamment valorisé.

Il ne s’agit pas d’opposer les collègues entre eux. Il s’agit de rappeler une exigence simple : l’équité doit accompagner la réforme.

 

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19 janv. 2026

PERSONNELS PÉNITENTIAIRES : LE PRIX DU SANG, ÇA SUFFIT !

 

Le 9 janvier 2026 au CP d’Aix-Luynes, l’horreur frappait nos collègues. Aujourd’hui, au CD de Salon-de-Provence, le scénario se répète : un élève surveillant a été grièvement blessé à la gorge lors d’une distribution de repas.

Encore un drame. Encore un passage à l’acte. L'inaction de l'État continue de jouer avec la vie des personnels.

LE CONSTAT DE LA DÉLIQUESCENCE

La réalité de nos prisons est devenue implacable et les chiffres hurlent l’urgence de la situation :

  • 24 000 détenus de trop et plus de 6 000 matelas au sol.
  • 4 000 postes vacants : des personnels épuisés, isolés, livrés à eux-mêmes.
  • Une psychiatrie en déroute : des profils ultra-violents et instables maintenus en régime normal, faute de structures adaptées.

 

 

                                      

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12 janv. 2026

AGRESSION À LA MAISON D’ARRÊT D’AIX-LUYNES : LA CFDT PENITENTIAIRE AUX CÔTÉS DES AGENTS ET DE LEURS FAMILLES

 

C’est avec une profonde émotion et une immense colère que le Syndicat Interco CFDT Pénitentiaire a appris l’agression brutale de trois de nos collègues, survenue ce vendredi matin à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes. Lors d’un entretien, un détenu a violemment pris pour cible les agents à l’aide d’une paire de ciseaux, blessant deux d'entre eux au cou. Si le pronostic vital ne semble plus engagé, la gravité des blessures témoigne d’une volonté délibérée de porter atteinte à la vie de ceux qui servent la République.

Le Syndicat Interco CFDT Pénitentiaire apporte son soutien total et inconditionnel aux trois victimes, à leurs familles ainsi qu'à l’ensemble des personnels de l’établissement d'Aix-Luynes, profondément choqués par ce drame. Nous saluons le courage des agents qui sont intervenus pour maîtriser l’agresseur et l’efficacité des secours.

Si nous prenons acte de la réaction rapide du Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et du déplacement du Préfet sur les lieux, la CFDT rappelle que cette nouvelle agression illustre tragiquement les alertes que nous portons inlassablement auprès du Ministère. L’augmentation des agressions dans nos établissements est le signe d’une dégradation alarmante des conditions d’exercice du métier.

 

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09 janv. 2026

Réforme SURE : La CFDT Pénitentiaire reçue par le Garde des Sceaux

 

Une délégation Interco CFDT a répondu à l’invitation du Garde des Sceaux pour un premier échange sur le projet de Loi « SURE » et a porté la voix des personnels avec une détermination sans faille au cœur des instances de l'État.

1. Une réforme ferme mais à quel prix ?

Si la CFDT Pénitentiaire partage l'objectif de renforcer la crédibilité de la réponse pénale, nous avons rappelé au Ministre qu'aucune réforme ne réussira sans moyens massifs. Nous avons ainsi alerté le Ministre sur le risque d'un choc carcéral majeur. La suppression des aménagements de peine obligatoires et la remise en cause de l’article 723-15 ne sont pas de simples lignes de texte : ce sont des bouleversements qui vont impacter chaque agent sur le terrain.

  • Notre exigence est claire : pas de réforme sans mesures de transition solides !
  • Notre priorité : un renforcement massif des effectifs, en particulier dans les SPIP, pour absorber cette réorganisation profonde.

La CFDT Pénitentiaire ne se contentera pas de promesses : les expérimentations et les futurs recrutements annoncés devront se traduire par des actes concrets dans les services.

2. Anonymisation des personnels dans les procédures : le Ministre rejoint la position de la CFDT Pénitentiaire

Grâce à notre acharnement et à la force de nos arguments, le Garde des Sceaux a répondu favorablement à notre revendication sur l’anonymisation des personnels dans les procédures administratives et judiciaires. Il s'agit d'une avancée historique pour la sécurité de tous. Une mesure législative sera soumise au Conseil Constitutionnel pour sécuriser juridiquement cet outil de protection des personnels

 

 

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06 janv. 2026

LETTRE OUVERTE Renseignement Pénitentiaire : le SNRP ne répond plus !

 

Le renseignement pénitentiaire est souvent présenté comme le "fer de lance" de la sécurité de nos établissements et de la lutte contre la criminalité organisée. Pourtant, derrière les discours de façade, la réalité des agents sur le terrain est tout autre : celle de l’oubli systématique, du mépris administratif et d’une absence totale de reconnaissance.

La CFDT Pénitentiaire tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Le manque de considération pour le réseau du renseignement pénitentiaire, déjà dénoncé mais jamais corrigé, atteint aujourd’hui un seuil critique.

L’amateurisme administratif comme doctrine ?

Ainsi, une fois de plus, les agents de la CIRP de Marseille ont été les "oubliés" de la modulation de l’IFO, avec une promesse de régularisation en janvier. Ce n'est pas un incident isolé, c'est un dysfonctionnement chronique. Malgré les alertes de plusieurs agents de la CIRP de Marseille, le constat est amer : l'administration centrale et le SNRP connaissent ces problèmes récurrents mais ne font rien pour les anticiper. Chaque année, la même négligence, les mêmes erreurs…

Une reconnaissance aux abonnés absents !

Où sont les félicitations pour les missions périlleuses et les actions menées par les agents du réseau du renseignement pénitentiaire ? Les médailles, les TOS ou autres lettres de félicitations semblent s’arrêter aux portes du SNRP. Cette absence de gratitude institutionnelle est une insulte au dévouement quotidien de nos agents.

Un avancement au point mort !

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : pour le corps de commandement, les taux d’avancement sont réduits à la portion congrue par rapport aux DISP. En 2024, une seule nomination de Capitaine de classe supérieure et une seule de Divisionnaire. Si la tendance de 2025 se confirme, les agents du renseignement pénitentiaire seront, une fois de plus, les grands sacrifiés de la promotion interne avec moins de 3% d’agents du renseignement nommés au tableau d’avancement en 2024 et 2025. Est-ce là votre vision de la "dynamique de carrière" pour des agents ultra spécialisés ?

 

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18 déc. 2025

"Hold-up" budgétaire sur le mérite des Officiers Pénitentiaires !

 

Alors que l'année 2025 s'achève dans un climat de tension extrême au sein des établissements pénitentiaires, l'Administration vient de rendre un arbitrage budgétaire qui relève du pur cynisme.

Pour le calcul de la modulation de l'Indemnité de Fonctionnement et d'Objectifs (IFO) 2025, l’Administration a décidé de faire "table rase" : les montants seront basés sur l'année 2024, occultant totalement les douze mois que nous venons de traverser.

Un déni total de la réalité de 2025

Ignorer 2025, c’est refuser de voir que cette année a été l'une des plus éprouvantes de la décennie pour le personnel pénitentiaire :

  • Surpopulation record : Nous avons travaillé chaque jour avec des taux d'occupation dépassant l'entendement, gérant l'ingérable dans des coursives saturées.
  • Violence et insécurité : Entre tentatives d'évasions spectaculaires et pressions constantes, la sécurité des agents a été mise à rude épreuve.
  • Nouveaux défis critiques : La mise en place des structures pour narcotrafiquants a imposé une charge mentale et opérationnelle inédite.

Faire des économies en "effaçant" une année de sueur et de risques, c’est tout simplement mépriser le sacrifice quotidien des agents.

Le message envoyé aux Officiers : une rupture de confiance !

Il faut ici souligner un point de rupture majeur pour le corps de commandement. Les officiers, piliers de la gestion de crise en établissement, voient leur engagement de 2025 purement et simplement nié.

 

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18 déc. 2025

Lettre ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire Demande de relèvement exceptionnel du plafond d’heures supplémentaires pour le 4ème trimestre 2025

 

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

La CFDT Pénitentiaire souhaite attirer votre attention sur un paradoxe inacceptable qui frappe actuellement les personnels pénitentiaires

Depuis plusieurs semaines, le Ministère multiplie les opérations de fouilles d’envergure. Ces missions, largement relayées par une communication institutionnelle forte, répondent à une demande légitime de sécurité exprimée par les agents de terrain et notre organisation. La CFDT Pénitentiaire ne désapprouve pas ces opérations : elle en souligne la nécessité !

Toutefois, la réussite de ces missions repose quasi exclusivement sur le professionnalisme et le volontariat d'agents déjà épuisés. À la fin du mois de novembre, une immense majorité des personnels mobilisés avait déjà atteint, voire dépassé, le plafond réglementaire des 108 heures supplémentaires pour ce dernier trimestre 2025. Le constat est amer : l’Administration sollicite des agents "volontaires" pour des missions de sécurité prioritaires, tout en sachant qu’elle ne pourra pas rémunérer ce travail avant le printemps 2026. En l’état actuel, ces heures de fouilles seront reportées sur le compteur de février, pour une mise en paiement hypothétique en avril, sous réserve que les agents ne dépassent pas à nouveau le plafond à cette période.

 

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17 déc. 2025

PRIME DE SURENCOMBREMENT


Une prime de surencombrement fixée à 100 € sera versée sur la paie de décembre.
Les personnels concernés :
- Personnels du Corps d’Encadrement et d’Application,
- Adjoints administratifs et Secrétaires administratifs,
- Adjoints techniques
La CFDT Pénitentiaire s’interroge pourquoi tous les personnels exerçant dans les Etablissements surencombrés ne touchent pas cette prime, et particulièrement les membres du corps de commandement ; personnels exposés au quotidien à la surpopulation pénale et à ses conséquences.
Le non-versement de cette prime aux officiers constitue une absence totale de reconnaissance de la difficulté de leur mission par l’Administration.
Comment peut-on écarter tous les membres du corps de commandement sans voir que cela peut poser problème ?

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17 déc. 2025

Quand l’Administration joue avec les carrières…et les nerfs des Officiers !


Retrait de 14 candidats au grade de Commandant : L'urgence de l'humain face à la défaillance administrative !
La CFDT a été alertée par la situation regrettable et profondément déstabilisante survenue suite à la publication éphémère de la liste d'admission à l'examen professionnel pour l'accès au grade de Commandant Pénitentiaire (session 2026). 14 de nos collègues ont vécu un espoir intense, brutalement brisé par le retrait de la liste quelques heures plus tard.
Le coeur de ce problème n'est pas la règle, mais la façon dont cette erreur a été gérée.
 Désarroi et sentiment d’injustice : recevoir la confirmation d’une promotion tant attendue, puis la voir annulée quelques heures après, représente un véritable choc émotionnel et un sentiment d'injustice difficilement supportable.
 Loyauté mise à l'épreuve : ces agents, qui s'investissent au quotidien dans l'Administration Pénitentiaire, voient leur loyauté et leurs efforts récompensés... puis révoqués, à cause d'un manquement administratif.
L'Administration justifie cette erreur par la "perte de visibilité sur la situation administrative antérieure des agents" suite à la réforme de 2023, et rappelle qu'elle ne vérifie les conditions d'éligibilité qu'au moment de l'admission, faute de moyens.
La CFDT dit STOP !
 Le manque de moyens n'est pas une excuse : si nous comprenons la complexité des textes et la rétroactivité des mesures, la responsabilité de garantir la fiabilité des listes dès la première publication incombe à l'Administration. Les agents ne doivent pas payer le prix du manque de personnel à la SDRHRS.
 Un processus inadéquat : la vérification des conditions uniquement au moment de l’admission est un mode de fonctionnement obsolète et risqué. Il est impératif d’investir dans les systèmes d’information RH pour rendre les conditions dérogatoires "visibles" en amont, dès la clôture des inscriptions.
La CFDT demande une action immédiate pour réparer le préjudice moral subi et sécuriser l'avenir des Officiers :


1. Mesure de soutien exceptionnelle : que l'administration étudie l'octroi d'un accompagnement spécifique à ces 14 agents pour la prochaine session 2027 afin d'atténuer le désarroi.
2. Réforme du contrôle : que la SDRHRS s'engage, dès maintenant, à sécuriser les procédures de vérification des conditions d’éligibilité et à doter le bureau RH1 des moyens humains et informatiques nécessaires pour éviter que l’espoir des candidats ne soit plus jamais brisé par une défaillance de la chaîne administrative.

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01 déc. 2025

Difficultés liées à l’organigramme des brigadiers-chefs/majors

 

Monsieur le Directeur,

Faisant suite à une réponse donnée par vos services relative à la demande de révision de l’organigramme des brigadiers-chefs/majors, je souhaite attirer votre attention sur l’incompréhension qu’elle suscite au regard des réalités opérationnelles auxquelles sont confrontés quotidiennement les établissements à petit effectif.

En effet, cette réponse faite indique que le nombre total d’encadrants demeure identique avant et après la réforme de la chaîne de commandement et qu’aucun renforcement n’est envisagé pour les petites structures.

Cette lecture strictement quantitative assimile pourtant l’ensemble des officiers et des gradés dans une même enveloppe globale, sans différencier la nature de leurs missions, leurs responsabilités opérationnelles ni leur rôle direct dans la gestion quotidienne du terrain. Or, la transformation d’un poste de brigadier-chef/major en poste d’officier a eu pour effet concret et immédiat de réduire la capacité de commandement opérationnel de proximité, pourtant essentielle à la sécurité dynamique et au soutien des agents.

Dans de nombreux établissements à effectifs réduits, peu de gradés assument l’intégralité du commandement de premier niveau. Dans ces conditions, il devient matériellement impossible d’assurer la continuité du service tout en couvrant les congés, les formations, les absences imprévues et les impératifs croissants liés à la surpopulation pénale et aux exigences sécuritaires. Le volume d’astreintes, qui atteint un nombre de semaines conséquent et qui dépasse le cadre réglementaire qui en fixe 14, témoigne d’un déséquilibre manifeste.

Cette surcharge opérationnelle engendre fatigue, risques d’erreurs d’appréciation, baisse de vigilance et perte d’attractivité, plusieurs gradés exprimant déjà leur intention de quitter ces structures.

Cette difficulté dépasse largement le cadre d’un seul établissement : elle concerne aujourd’hui un nombre important de maisons d’arrêt à petit effectif, où les missions se sont fortement complexifiées sans que les organigrammes n’aient été adaptés. Les retours de terrain montrent que cette situation est désormais structurelle et nationale, et qu’elle fragilise durablement la chaîne de commandement.

Notre démarche n’a pas pour objet de remettre en cause les objectifs de la réforme de la chaîne de commandement, mais bien d’en garantir la cohérence. Le renforcement affiché du commandement de proximité ne peut produire ses effets si les établissements les plus contraints ne disposent pas d’un encadrement de premier niveau suffisant pour assurer la sécurité, organiser le travail et accompagner les agents dans des conditions acceptables.

 

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  1. Calendrier des CAP
  2. Echéancier paies
  3. Droits syndicaux
  4. Textes et règlements
  5. Grille indiciaire TC
  6. Grille Officiers
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  8. Retraite