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ADHERONS  MILITONS ET SURTOUT VOTONS CFDT  1ER SYNDICAT EN  FRANCE

 LA CFDT INTERCO PENITENTIAIRE DOIT DEVENIR GRACE A VOUS UN ACTEUR INCONTOURNABLE ET RECONNU AU SEIN DE NOTRE ADMINISTRATION 

 

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26 oct. 2026

ELECTIONS PROFESSIONNELLES ELECTIONS PROFESSIONNELLES DU 3 AU 10 DÉCEMBRE 2026

 

Préparez votre vote dès maintenant 

Et surtout, le moment venu, faites le bon choix : votez CFDT !

 

Vous allez élire vos représentantes et représentants syndicaux

 

Pour pouvoir voter, vérifiez votre inscription sur les listes électorales et récupérez votre matériel de vote.

N’attendez pas l’ouverture du scrutin pour effectuer ces démarches.

 

  Les dates à retenir

 

Échéance

Démarche

Fin octobre

Mise à disposition de la carte électorale sur l’ENSAP, annoncée autour du 26 octobre, ou envoi par courrier.

Dès le 3 novembre

Ouverture du portail électeur et consultation des listes électorales.

12 novembre

Date limite pour demander une inscription rectificative.

16 novembre

Date limite pour signaler une erreur ou une omission sur les listes électorales.

Au plus tard le 17 novembre

Transmission des éléments électoraux par votre employeur.

Du 3 au 10 décembre

Vote électronique aux élections professionnelles.

  Vérifiez votre inscription dès le 3 novembre

 Consultez les listes sur le portail électeur. En cas d’erreur ou d’omission, utilisez l’onglet « Réclamation » ou l’annexe 12 bis de la circulaire électorale. Respectez les échéances ci-dessus selon votre démarche.

 

   Récupérez votre carte électorale sur l’ENSAP

 Vérifiez dès maintenant que votre compte ENSAP est activé et accessible, et que vos derniers bulletins de paye apparaissent dans « Ma rémunération ».

 À la réception du courriel de mise à disposition, suivez ce parcours :

ENSAP  →  Mes documents  →  Mes docs. Employeurs  →  Notice vote

Téléchargez le document et conservez-le en lieu sûr.

 Conservez votre carte électorale et vos codes en lieu sûr. Ils sont personnels et nécessaires pour accéder au vote.

 Si votre accès à l’ENSAP est limité ou impossible, votre carte vous sera transmise par courrier postal ou par courrier recommandé électronique.

  

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26 oct. 2026

REFORME CORPS DE COMMANDEMENT/ LA DOUCHE FROIDE POUR LES OFFICIERS

Des promesses non tenues et une considération piétinée !

La publication des tableaux d'avancement et les arbitrages récents de la DGAP confirment ce que la CFDT Pénitentiaire dénonçait depuis le départ : la réforme du Corps de Commandement se fait au détriment direct des femmes et des hommes qui portent la sécurité de nos établissements.

1. Commandant Divisionnaire : un naufrage promotionnel inédit

Alors que 30 postes étaient annoncés, seuls 18 agents ont été promus au tableau d'avancement.

  • Perte sèche de 40 % de promotion !
  • Des DISP entières + ENAP + SNRP + AC sont purement et simplement exclues des promotions.
  • Des critères d'accès déconnectés du terrain qui ferment la porte à des agents expérimentés occupant des responsabilités majeures : plusieurs officiers occupant des postes de CE et ACE sont exclus des critères d’attribution du grade de Commandant Divisionnaire : Cherchez l’erreur !

La CFDT Pénitentiaire exige de la clarté et la révision immédiate des arrêtés et décrets fixant les critères d'accès, afin de valoriser l'expérience réelle des collègues plutôt que de restreindre artificiellement les viviers pour réaliser des économies budgétaires !

2. Le 1ᵉʳ janvier 2027 : le grand déclassement des officiers

Derrière les grands discours sur la "revalorisation", la réalité du 1ᵉʳ janvier 2027 va frapper de plein fouet des dizaines de collègues :

  • La promesse bafouée : L'administration s'était engagée à ce que « tous les Chefs de Service Pénitentiaire soient Commandants avant 2027 ». Résultat ? Des CSP occupant des postes à responsabilités se retrouveront Capitaines au 01/01/2027, subissant une véritable rétrogradation symbolique et fonctionnelle !
  • Des concours et mobilités réduits à néant : Des Commandants catégorie B, qui ont passé des examens exigeants, obtenu leur grade et parfois accepté des mobilités géographiques et familiales pour faire avancer leur carrière, se voient eux aussi ramenés au grade de Capitaine au 01/01/2027.

 

  • Autre aberration de cette réforme : des officiers ont dû rester en catégorie B pour conserver un indice plus élevé, au prix de toute perspective d’évolution de carrière, tandis que ceux passés en catégorie A sans avoir pu atteindre cet échelon ont été pénalisés sur le plan indiciaire.

 

 

Devoir choisir entre préserver sa rémunération et poursuivre sa carrière : voilà une bien étrange conception de la revalorisation !

 

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26 oct. 2026

FLASH INFO SYNDICAL Action Sociale Reprise de l’Aide à l’Installation des Personnels

 

Une bonne nouvelle pour votre budget !

La Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire confirme la réouverture du dispositif d’AIP (Aide à l’Installation des personnels). Vous venez de signer un bail ou d'être affecté ? Vous y avez peut-être droit !

L’AIP, c’est quoi ?

Une aide financière forfaitaire pour couvrir vos frais lors de votre première installation dans un logement locatif (nouvelle affectation ou première prise de poste).

Quel montant pouvez-vous toucher ?

Dispositif

Condition

Montant max.

AIP Générique

Première prise de poste avec changement de résidence

700 €

AIP Générique (Zone ALUR : Accès Logement Urbanisme Rénové)

Logement situé en zone tendue (Zone ALUR)

1 500 €

AIP – Ville / QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville)

Agent exerçant (partiellement ou totalement) en QPV

1 500 €

 

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19 oct. 2026

WEEK-END DE MOBILISATION DU 17 ET 18 OCTOBRE 2026

 

La CFDT Pénitentiaire apporte son plein soutien aux forces de l’ordre mobilisées sur l’ensemble du territoire national, ainsi qu’à tous les agents qui, chaque jour, assurent la sécurité de nos concitoyens et défendent les principes de la République.

 

Le week-end des 17 et 18 octobre 2026 a été marqué par des rassemblements, des manifestations et des épisodes de violences. La CFDT Pénitentiaire condamne avec la plus grande fermeté les agressions, les destructions et les atteintes aux personnes et aux biens. Comprendre la colère n’a jamais signifié accepter la violence. Nous n’ignorons rien des difficultés qui traversent notre société. L’augmentation du coût de la vie, la fermeture des entreprises, les inquiétudes face à l’avenir et la précarité fragilisent des milliers de familles. Le gel du point d’indice, la disparition de la GIPA, la stagnation des bas salaires dans la Fonction Publique et notamment chez les personnels administratifs fragilisent les agents publics.

 

Cette réalité mérite d’être entendue, considérée et traitée avec sérieux par les pouvoirs publics. Mais aucune difficulté sociale, aussi profonde soit-elle, ne saurait légitimer les violences. La détresse appelle des réponses. Ellene doit jamais devenir un permis de détruire. Depuis plusieurs jours, policiers et gendarmes sont mobilisés sans relâche pour assurer le maintien de l’ordre et protéger la population. Les chiffres annoncés pour cette mobilisation, notamment celui de plus de 10 000 agents engagés le17 octobre et le lourd bilan humain avec 997 agents blessés témoignent de la pression exercée sur celles et ceux qui portent l’uniforme de la République. La CFDT Pénitentiaire leur exprime sa solidarité pleine et entière. Derrière chaque uniforme, de policier comme de surveillant pénitentiaire, il y a une femme ou un homme, une famille, une vie. Aucun agent public ne devrait avoir à risquer son intégrité physique pour avoir simplement accompli son devoir.

 

Les émeutes et l’ensauvagement de la société doivent nous conduire à une réflexion collective sur le maintien de l’ordre, les moyens accordés aux forces de sécurité et les réponses que notre démocratie apporte aux tensions sociales. L’État doit garantir l’ordre républicain, protéger les personnes, faire respecter la loi et apporter des réponses concrètes aux causes profondes du mécontentement. L’autorité publique ne peut se résumer à intervenir lorsque la situation dégénère. Derrière chaque commerce dégradé, chaque entreprise touchée et chaque équipement détruit, il y a des salariés, des entrepreneurs et des familles qui risquent de subir les conséquences de violences qu’ils n’ont pas choisies. Combien d’emplois seront fragilisés ? Combien de commerces devront fermer ? Combien de familles paieront le prix de ces dégradations ? La liberté est un droit fondamental. Elle implique aussi une responsabilité : celle de respecter les droits d’autrui, les biens communs et les règles qui rendent possible la vie en société. La liberté ne peut devenir le prix de la sécurité de celles et ceux qui nous protègent. La CFDT Pénitentiaire appelle donc au calme, à la responsabilité et au respect des institutions républicaines. Nous affirmons notre attachement à une démocratie vivante, dans laquelle la contestation a sa place, où les revendications doivent être entendues une fois le calme et l'ordre rétabli

Protéger ceux qui protègent la population, c’est garantir l’État de droit pour tous : protéger ceux qui nous protègent est une exigence républicaine.

 

 

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12 oct. 2026

CFDT PÉNITENTIAIRE — DÉPLACEMENT À AMIENS Un dialogue ouvert, des personnels engagés, mais des moyens insuffisants !

 

Le jeudi 8 octobre 2026, une délégation de la CFDT Pénitentiaire (composée du siège, de membres de notre section à Amiens et de deux collègues de la section de Béthune) s’est rendue à la maison d’arrêt d’Amiens et au SPIP.

Ce déplacement a été marqué par un très bon accueil et des échanges fructueux avec les différents personnels rencontrés. Nous remercions les collègues pour leur disponibilité et la confiance accordée à notre délégation.

Des rencontres ont également eu lieu avec la cheffe d’établissement de la maison d’arrêt, ainsi qu’avec la directrice du SPIP et son adjointe. Nous avons apprécié leur ouverture au dialogue social et la possibilité d’échanger librement sur les difficultés rencontrées par les équipes.

Au SPIP : une charge de travail qui pèse sur les personnels

Les échanges ont fait ressortir une problématique que nous retrouvons au niveau national : des CPIP confrontés à un nombre de dossiers bien supérieur à la moyenne, avec une charge de travail qui fragilise les conditions d’exercice et les possibilités d’assurer un accompagnement de qualité.

L’engagement des personnels ne peut pas compenser durablement le manque de moyens humains. La CFDT Pénitentiaire revendique des effectifs adaptés aux besoins et une répartition soutenable de la charge de travail.

À la maison d’arrêt : surpopulation, sous-effectif et explosion des heures supplémentaires

La surpopulation pénale, conjuguée à des effectifs de surveillance insuffisants, met les équipes sous pression. L’explosion des heures supplémentaires traduit un déséquilibre qui pèse sur la fatigue des agents, leur vie personnelle et les conditions de sécurité.

Pour la CFDT Pénitentiaire, les heures supplémentaires ne peuvent pas devenir une réponse permanente au manque de personnels.

Tous les corps et tous les services sont concernés

Tous les personnels peinent à maintenir leur activité à flot, dans des conditions qui rendent l’exercice quotidien des missions de plus en plus difficile.

La surpopulation pénale accroît la charge de travail et les risques psychosociaux pour l’ensemble des personnels. La CFDT Pénitentiaire revendique des moyens adaptés, de la reconnaissance et des mesures de prévention pour préserver la santé et prévenir l’épuisement professionnel.

Un centre de semi-liberté rénové… mais vide faute de personnels !

Dans ce contexte, le maintien à vide, depuis plusieurs mois, d’un centre de semi-liberté refait à neuf, faute de personnels pour le faire fonctionner, constitue un paradoxe flagrant.

Des locaux rénovés, des besoins en places cruciaux, mais pas les effectifs nécessaires pour ouvrir : cherchons l’erreur !

Les investissements immobiliers doivent s’accompagner des moyens humains indispensables à leur utilisation.

 

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02 oct. 2026

Nouvelle aide carburant de l'État Vérifiez votre éligibilité !

 

 Face à la hausse persistante des prix des carburants, le Gouvernement a décidé de prolonger et d'élargir le dispositif d'aide destiné aux travailleurs contraints d'utiliser leur véhicule personnel pour se rendre sur leur lieu de travail.

 

Notre organisation syndicale souhaite attirer votre attention sur cette mesure, car de nombreux agents de l'administration pénitentiaire, notamment ceux travaillant en horaires décalés ou résidant loin de leur établissement d'affectation, pourraient être concernés.

                                                  ➢  Une aide de 100 €

 

Cette aide prend la forme d'un versement forfaitaire de 100 €, destiné à compenser une partie des dépenses de carburant supportées par les salariés et agents utilisant leur véhicule à des fins professionnelles.

 

➢  Qui peut en bénéficier ?

 

Les critères annoncés sont les suivants :

 

•  utiliser un véhicule thermique ou hybride non rechargeable pour ses déplacements professionnels ou domicile-travail,

•  effectuer un trajet domicile-travail important : plus de 30 km aller-retour ou parcourir minimum 8000 km par an,

•  respecter les plafonds de ressources fixés par l'État.

Le dispositif élargi annoncé en septembre devrait permettre à davantage de travailleurs d'en bénéficier, portant le nombre potentiel de bénéficiaires à environ 5,5 millions de personnes.

 

➢  Comment effectuer la demande ?

 

La demande s'effectue en ligne sur le site des impôts : www.impots.gouv.fr

 

Munissez-vous de :

 

•  votre numéro fiscal ;

•  votre avis d'imposition ;

•  le numéro d'immatriculation du véhicule.

 

Les agents ayant déjà bénéficié de la première aide devraient percevoir automatiquement le nouveau versement annoncé pour la fin de l'année, sans nouvelle démarche.

 

 

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02 oct. 2026

LA CFDT PÉNITENTIAIRE REÇUE AU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

 

Ce mercredi 30 septembre 2026, une délégation CFDT, dont Éric FALEYEUX, Secrétaire Général de la CFDT Pénitentiaire, a été reçue par le Garde des Sceaux. Face au Ministre, nous avons porté avec fermeté la réalité de vos coursives, de vos bureaux et de votre quotidien.

1. Stock d’heures supplémentaires : L’État doit payer sa dette !

Notre constat : Les personnels de surveillance cumulent des centaines d’heures impayées et non récupérables à cause du sous-effectif. C’est inacceptable : 1 heure travaillée = 1 heure payée ! Nous avons préconisé un calendrier d'apurement clair et une garantie budgétaire.

Réponse du Ministre : Le Garde des Sceaux affirme avoir pleine conscience du problème. Un travail est engagé avec Bercy pour étudier le paiement et une défiscalisation de ces heures.

2. Santé mentale en détention : La prison n’est pas un hôpital psy !

Notre constat : La surpopulation et la prévalence des troubles psychiatriques explosent. Violence, tensions, suicides... Le surveillant n’est pas un soignant ! Nous avons préconisé un grand débat national et la fin de l’accueil des pathologies lourdes en détention ordinaire.

Réponse du Ministre : Le Ministre rejoint notre constat. Il annonce son souhait de créer un établissement national dédié sur le modèle de Château-Thierry, avant une déclinaison en régions.

3. Dossiers locaux et établissements

Plusieurs situations d'établissements spécifiques et urgences du terrain ont également été déposées directement sur la table du Ministre.

Tout en saluant la qualité de ces échanges, la CFDT restera pleinement engagée pour que ces discussions se traduisent concrètement par des avancées réelles pour vos conditions de travail. De nouvelles rencontres sont déjà programmées

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30 sept. 2026

CUMUL EMPLOI RETRAITE : PERSONNELS PENITENTIAIRES : LES GRANDS OUBLIES !!

Le syndicat Interco CFDT Pénitentiaire demande l’ouverture d’un dispositif qui leur permette de reprendre une activité sans être pénalisés sur leur pension, dans des conditions comparables à celles prévues pour les autres métiers de la sécurité. A savoir :

• l’extension aux personnels pénitentiaires d’un dispositif dérogatoire de cumul emploi-retraite aussi favorable que ceux prévus pour les autres forces de sécurité ;
• la possibilité de cumuler intégralement pension et revenus d’activité, dans des conditions comparables à celles accordées aux policiers concernés ;
• la possibilité d’exercer cette nouvelle activité au sein de l’administration pénitentiaire ou en dehors, dans les conditions prévues par la réglementation ;

• la prise en compte de la catégorie super-active et des sujétions particulières des personnels de surveillance ;
• la reconnaissance de l’expérience et des compétences des personnels pénitentiaires retraités.

 

 

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30 août 2026

ETABLISSEMENTS PENITENTIAIRES ET SPIP : L’URGENCE N’EST PLUS À CONSTATER, ELLE EST À AGIR !

Les déplacements ministériels se succèdent. Les constats aussi.

 De Charleville-Mézières à Laon, Château-Thierry, d’Aix-Luynes à Ducos, en passant par Mayotte, l’état des lieux de ces derniers jours dessine une réalité que les personnels pénitentiaires connaissent depuis longtemps : notre système carcéral est arrivé à un niveau de tension qui ne peut plus être considéré comme exceptionnel.

 À Laon, le taux d’occupation atteint 210 %, avec une quarantaine de matelas au sol.

À Ducos, près de 1 200 personnes sont détenues pour 730 places, tandis que 90 à 100 détenus dorment sur des matelas au sol et que les personnels travaillent avec des effectifs lourdement amputés.

À Aix-Luynes, la justice administrative est saisie de conditions de détention qualifiées d’« indignes », sur fond de surpopulation, de difficultés d’accès aux soins, de nuisibles et de locaux dégradés.

À Mayotte, alors que la construction d’un deuxième établissement pénitentiaire est annoncée depuis plusieurs années, les organisations syndicales alertent désormais sur l’absence de solution foncière concrète.

A Charleville-Mézières, le garde des Sceaux lui-même qualifie la maison d’arrêt d’établissement « dans son jus ».

À Charleville-Mézières, le ministre a également annoncé le recrutement de 1 000 surveillants pénitentiaires. Une annonce nécessaire, mais qui reste très en deçà des besoins : avec près de 4 000 postes vacants, ces recrutements ne permettront pas de combler le déficit actuel. C’est bien, mais c’est insuffisant ! L’urgence impose désormais un plan de recrutement à la hauteur des vacances de postes et des besoins réels des établissements.

À Château-Thierry, la visite ministérielle souligne également l’enjeu de la prise en charge des détenus souffrant de troubles psychiatriques, qui concerneraient 25 % de la population carcérale. Si des travaux de rénovation sont annoncés, la création d’autres structures spécialisées devra impérativement s’accompagner de moyens humains, immobiliers et sanitaires adaptés.

 Combien de constats faudra-t-il encore ?

 La surpopulation carcérale n’est pas qu’une statistique. Derrière chaque taux d’occupation se trouvent des cellules surchargées, des matelas au sol, des tensions supplémentaires, des conditions de travail dégradées et des personnels qui doivent quotidiennement compenser les insuffisances du système.

 Car lorsque les établissements sont saturés, ce sont d’abord les personnels pénitentiaires tous corps confondus qui maintiennent le système à bout de bras.

 Ils doivent assurer la sécurité, prévenir les violences et les suicides, organiser les mouvements, maintenir les activités, accompagner la réinsertion et faire fonctionner des établissements parfois vétustes, tout cela avec des effectifs qui ne sont pas toujours adaptés à la réalité de la charge de travail.

Dans ces conditions, parler d’attractivité des métiers de la Justice sans traiter simultanément les effectifs, les conditions de travail, la surpopulation et l'état du parc immobilier pénitentiaire serait une erreur.

 

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25 août 2026

ASTREINTE 98 : UNE ORGANISATION QUI DOIT ÉVOLUER AVEC LES RÉALITÉS DU TERRAIN !

 

Les missions ont évolué. Les contraintes aussi. L'organisation de l'astreinte doit aujourd'hui évoluer à son tour.

 La CFDT Pénitentiaire porte la voix des Brigadiers-Chefs et Majors pénitentiaires et souhaite alerter sur les conditions dans lesquelles s'exercent aujourd'hui leurs missions, particulièrement lorsqu'elles s'accompagnent de responsabilités d'encadrement, de continuité du service et d'astreinte.

Gestion de la détention, soutien aux personnels, interventions, continuité du service, sollicitations nocturnes : les responsabilités se sont progressivement renforcées depuis la mise en place de l'astreinte 98.

Dans les petites structures notamment, où les effectifs peuvent être particulièrement contraints, l'accumulation de ces missions rend l'organisation actuelle de plus en plus difficile à concilier avec les réalités du terrain.

 Près de trente ans après sa mise en place, il est temps de repenser l'astreinte 98. 

Le quotidien des Brigadiers-Chefs et Majors ne ressemble plus à celui de 1998.

Selon les fonctions exercées et l'organisation des établissements, ils peuvent être amenés à conjuguer plusieurs contraintes :

 ➜ Des journées particulièrement exigeantes : après 12 heures de service, l'astreinte de nuit peut être ponctuée de sollicitations liées aux arrivants, aux écrous-liberté, aux incidents ou aux interventions nécessaires au fonctionnement de l'établissement.

 ➜ Une continuité de service à garantir : certaines situations doivent être prises en charge après la fermeture des services et peuvent nécessiter l'intervention du personnel d'astreinte.

 ➜ Une polyvalence croissante : dans les structures où les effectifs sont contraints, les personnels doivent parfois conjuguer leurs responsabilités propres avec d'autres nécessités de fonctionnement. 

➜ Une charge administrative en augmentation : aux missions opérationnelles viennent également s'ajouter des exigences de traçabilité et de compte rendu.

 Chacune de ces missions répond à une nécessité. C'est leur accumulation et leur articulation avec l'astreinte qui doivent aujourd'hui être réinterrogées. La gestion de certaines situations, notamment celles liées aux PSE en soirée, peut s'inscrire dans des organisations différentes en fonction du fonctionnement des services et des réalités locales.

Ces différentes organisations doivent pouvoir nourrir une réflexion plus globale au niveau national et à une réorganisation des missions.

 

 

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21 août 2026

ELECTIONS PROFESSIONNELLES 2026 L’ESSENTIEL EN UN COUP D’ŒIL

 

 

Je vote du 3 au 10 décembre 2026. 

 

1. LE CSA
Tous les agents votent pour leurs représentants au Comité social d’administration.

2. CAP OU CCP
• Fonctionnaire titulaire : CAP
• Agent contractuel : CCP

 

À QUOI SERVENT CES INSTANCES ?

 

 

 

 

 

 

 

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19 août 2026

Anticipation des départs et dégradation des conditions de travail des personnels administratifs

LETTRE OUVERTE

PERSONNELS ADMINISTRATIFS : TOUJOURS PLUS… AVEC TOUJOURS MOINS !

A l’attention de Madame la Secrétaire Générale

À l’attention de Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire

Les personnels administratifs sont continuellement mis à contribution.

Toujours plus de missions, toujours plus de dossiers, toujours plus de responsabilités… mais toujours moins d’agents pour les assurer !

Chaque départ, chaque mutation, chaque absence non remplacée entraîne une surcharge de travail pour les collègues présents. Pourtant, trop souvent encore, l’administration attend qu’un agent ait effectivement quitté son poste pour se préoccuper de son remplacement.

Cette situation n’est plus acceptable. Anticiper les départs à la retraite est pourtant une question de bon sens. Les départs à la retraite présentent une particularité : ils sont prévisibles.

Dès lors qu’un départ est connu et confirmé, l’administration dispose d’une visibilité qui doit lui permettre d’en anticiper les conséquences sur le fonctionnement du service et d’engager, dans le respect des règles de gestion et de mobilité applicables, les démarches permettant de préparer le remplacement de l’agent.

L’objectif est simple : éviter qu’un service se retrouve pendant plusieurs mois avec un poste vacant et que les personnels présents aient à en supporter seuls les conséquences.

C’est pourquoi la CFDT demande que les possibilités permettant d’anticiper ces vacances de postes soient pleinement utilisées.

Lorsque les conditions sont réunies, les postes concernés doivent pouvoir être proposés à la mobilité en amont du départ, notamment comme postes susceptibles de devenir vacants, avec une mention précisant la date prévisionnelle de libération du poste, sous réserve du départ effectif de l’agent.

Une telle anticipation permettrait d’organiser au plus tôt la mobilité ou le recrutement et de réduire le délai entre le départ d’un agent et l’arrivée de son successeur.

Un service ne devrait pas attendre le départ de son agent pour commencer à préparer son remplacement.

Aujourd’hui encore, combien de services se retrouvent avec des postes vacants pendant des mois ?

Combien de collègues doivent absorber la charge de travail supplémentaire ?

Combien de missions sont reportées, réorganisées ou réparties entre des agents déjà fortement sollicités ?

L’administration ne peut pas continuer à répondre à chaque difficulté par la même solution : faire davantage avec moins de personnels. Les personnels administratifs ne sont pas une variable d’ajustement !

La CFDT demande une véritable politique d’anticipation des besoins et revendique :

  • l’anticipation systématique des départs à la retraite connus ;
  • l’utilisation de toutes les possibilités offertes par les règles de mobilité pour préparer le remplacement des agents en amont de leur départ ;
  • la publication anticipée des postes susceptibles de devenir vacants lorsque la situation le permet ;
  • la mise en place d’une véritable gestion prévisionnelle des effectifs ;
  • le remplacement des agents dans des délais permettant d’assurer une continuité réelle du service ;
  • la prise en compte de la charge de travail réelle dans les services ;
  • la reconnaissance des missions et des responsabilités exercées par les personnels administratifs.

Notre administration doit anticiper. Les agents ne doivent pas subir.

Anticiper les départs, ce n’est pas demander l’impossible. C’est simplement gérer correctement les ressources humaines, assurer la continuité du service public et respecter les agents qui restent en poste.

 

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12 août 2026

Permissions de sortie en QLCO : la CFDT Pénitentiaire s'interroge sur la cohérence des mesures de sécurité


Sans remettre en cause l'indépendance de la justice, la CFDT Pénitentiaire tient à exprimer sa vive préoccupation suite à la récente permission de sortie accordée à un détenu incarcéré au quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe.
L’intéressé présenté comme lié à la Mocro Maffia et condamné à huit ans d'emprisonnement pour des faits de trafic de stupéfiants en bande organisée, a bénéficié d'une autorisation de sortie pour le week-end afin de se rendre à Mulhouse.
Ce qui suscite l'émoi et l'incompréhension des professionnels sur le terrain réside dans plusieurs éléments factuels :
•
Un avis défavorable unanime : Cette décision a été prononcée par le juge de l'application des peines de la JIRS de Rennes contre l'avis du parquet local et de l'administration pénitentiaire.
•
Un profil de haute dangerosité : Le placement en QLCO est, par définition, réservé aux individus présentant un degré élevé de dangerosité et impliqués dans la criminalité organisée d'envergure. Ces établissements répondent à une logique stricte de protection de la société et du personnel pénitentiaire
•
Une contradiction institutionnelle : L'octroi d'une telle mesure à un profil sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français fragilise la perception des efforts de sécurité menés au quotidien par les agents.
•
Un précédent préoccupant : C'est la deuxième fois qu'une telle situation se produit pour un occupant de QLCO, après un cas similaire survenu en novembre 2025 à Vendin-le-Vieil. Ces décisions en cascade sèment le doute au sein des personnels pénitentiaires

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12 août 2026

SURPOPULATION CARCÉRALE : LA LIGNE ROUGE EST FRANCHIE !

 

Le dernier bilan est tombé : la France et ses prisons s'enfoncent dans une crise sans précédent.

89 446 personnes détenues au 1er juillet 2026

  • 63 289 places opérationnelles
  • 141,3 % de taux d’occupation global et + 200% dans certaines maisons d'arrêt !
  • 7 890 matelas au sol (+ 35,4 % en un an)

Derrière ces chiffres inédits se cache une réalité insupportable pour les personnels comme pour les détenus. Le projet de loi SURE et son article 7 ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois, se limitant à masquer la misère des matelas au sol.

Sécurité bradée : un système au bord de la rupture

Comment les personnels peuvent-ils accomplir les gestes élémentaires de sécurité dans une cellule prévue pour un détenu mais occupée par trois ?

C’est l’analogue d’un bus de 52 places dans lequel 104 personnes s'entassent

Plus le nombre de détenus par agent augmente, plus la sécurité de tous s'effondre.

Missions dénaturées et perte d'attractivité

Entassés 21h00 sur 24 à trois dans des espaces exigus, la tension est permanente (télévision, réchaud, hygiène, tabac…).

  • Le résultat ? Les surveillants ne peuvent plus exercer leur cœur de métier : l'observation et la surveillance.
  • Réduits à un rôle d'extincteurs de feux et de gestionnaires de conflits, l'attractivité de notre métier se consume inlassablement

 

La machine judiciaire s'asphyxie ! Faute d’aménagements et de peines alternatives insuffisantes

Une absurdité systémique

Si les hôpitaux fonctionnaient comme nos prisons, chaque citoyen consultant un médecin serait immédiatement hospitalisé ! : le système de santé aurait explosé en quelques mois.

C’est pourtant le sort de nos maisons d’arrêt, censées accueillir les profils les plus dangereux, mais utilisées aujourd'hui comme de simples déversoirs !

 

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12 août 2026

SOLIDARITÉ PERSONNELS PÉNITENTIAIRES Face aux incendies, la CFDT Pénitentiaire à vos côtés !

 

Les incendies dramatiques qui ravagent actuellement le Sud de la France, et tout particulièrement les Landes et la région bordelaise, impactent durement nos territoires, nos habitats et nos vies.

Dans cette épreuve, de nombreux personnels pénitentiaires se retrouvent confrontés à une double peine : gérer des situations personnelles et familiales extrêmement difficiles (évacuations, protection des proches, biens menacés) tout en devant maintenir l'engagement professionnel et assurer la continuité du service public au sein des détentions.

La CFDT Pénitentiaire vous soutient inconditionnellement

 

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Informations

  1. Calendrier des CAP
  2. Echéancier paies
  3. Droits syndicaux
  4. Textes et règlements
  5. Grille indiciaire TC
  6. Grille Officiers
  7. Guide de la mutation
  8. Retraite